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Elections présidentielles en Côte d'Ivoire (30 Novembre 2008):
"Mister Kpakpato" cherche candidat :
Mar 8 juillet 2008
Diagnostic politique de la Côte d'Ivoire:
Voici environ 10 ans que la Côte d'Ivoire traverse la plus longue crise politique de son histoire. Cette crise, on le voit bien, trouve son origine dans la gestion de l'héritage politique du Père fondateur de la nation ivoirienne feu Felix Houphouët Boigny. Le fait est que cet homme politique d'exception a créé de toutes pièces dans la sous-région ouest africaine un pays incontournable qui a fait jadis la fierté du peuple noir, un pays envié certes mais dont la stabilité unique en son genre reposait sur des alliances géo-politico-stratégiques (une sorte d'arcanes) que devrait nécessairement comprendre tout homme politique ivoirien qui aspire à diriger la Côte d'Ivoire.
Quelques années après la mort d'Houphouët Boigny en 1993, Konan Bedié l'héritier constitutionnel sera renversé par un coup d'Etat après avoir commis quelques erreurs fatales. De toute évidence l'élève, bien que assidu aux cours, a très mal appris. Laurent Gbagbo le premier président de la deuxième république avait un programme supposé donner un nouvel espoir de prospérité aux Ivoiriens certes mais son manque d'expérience politique l'a conduit à des tâtonnements qui coûteront au pays une énième tentative de coup d'Etat (pourtant bien prévisible) transformée par la suite en rébellion consacrant la partition du pays depuis 6 ans. Là aussi, l'élève abonné aux pratiques buisonnières n'a visiblement pas eu les bagages nécessaires pour sauver toute une nation en nauffrage. Aux premières heures de la crise, un doigt accusateur a été pointé à tort ou à raison en direction de M. Allassane Ouattara (un autre chef de parti politique) et son puissant réseau international étant donné que celui-ci avait promis de rendre la Côte d'Ivoire "ingouvernable" tant qu'il ne serait pas élu président. Dans la foulée de cette longue crise, Laurent Gbagbo a malheureusement laissé traîner plusieurs "casseroles" laissant aujourd'hui aux Ivoiriens un goût amer.
C'est dans un tel contexte que des outsiders viennent se mettre dans le starting block au nombre desquels les plus connus restent bien évidemment Charles Konan Banny et Gnamien Konan. Le premier est un technocrate rompu à la finance mondiale et ayant une relative expérience du pouvoir politique pour avoir été durant une année 1er Ministre de transition pendant cette crise quand le second était précédemment Haut Cadre de l'administration ivoirienne ayant laissé d'assez remarquables souvenirs à la Douane qu'il a réussi à moderniser.
A moins de cinq mois des élections donc, la question que beaucoup d'Ivoiriens se posent aujourd'hui est celle de savoir lequel de ces 5 candidats choisir, pour ne citer que les plus célèbres. Autrement dit, les trois "grands" ont-ils tiré les leçons de leurs échecs respectifs au point de proposer au peuple un nouveau pacte de confiance? Les deux outsiders, bien que assez déterminés à apporter un changement réel en Côte d'Ivoire - M. Gnamien Konan le crie à qui veut l'entendre en metant en avant son bilan très positif à la Douane quand M. Banny lui, n'hésite pas à faire l'autocritique de son propre parti tout en reconnaissant les erreurs de celui-ci(chose assez rare en politique africaine pour être soulignée) - ont-ils le coffre nécessaire pour mériter le suffrage du peuple à l'issue des prochaines élections de novembre 2008?
"Mister Kpakpato" lui, ne veut plus se poser de questions. Selon sa conception de la politique et notamment du pouvoir, cette corvée devrait plutôt revenir aux leaders politiques qui aspirent à diriger des gens intelligents. En effet, considérant les hommes politiques comme des "soldats en mission" et sur lesquels il doive peser "une obligation de résultats et non de moyens", il se charge de confier les missions suivantes au candidat qui souhaiterait bénéficier de son soutien pour la prochaine campagne des Présidentielles de novembre 2008 (pourvu bien entendu que M. Laurent Gbagbo et son Premier Ministre M. Soro Guillaume ne s'arrangent pas encore une fois pour reporter lesdites élections).
Ainsi donc voici ci-dessous le profil du candidat que recherche "Mister Kpakpato":
N°1. : Avoir les aptitudes d'un Président rassembleur (un homme d'ouverture et de dialogue franc et sincère pour mettre en confiance les opposants une fois votre élection acquise).
"Mister Kpakpato" au regard de la situation particulière que présente la Côte d'Ivoire (notamment son statut de pays phare au centre de nombreux enjeux géo-stratégiques dans la sous-région ouest africaine), pense qu'il faut en cette période où toutes les Grandes Puissances ont tendance à s'agglutiner sur la Côte d'Ivoire comme du miel attirant les mouches, un Président capable d'associer réellement l'opposition à la gestion du pouvoir. De plus, nous sommes dans une situation de sortie de crise et la cicatrisation n'étant pas encore totale, le pays n'a pas besoin d'un Président qui a tendance à tout s'accaparer en ne laissant qu'une portion congrue à l'opposition. Car si celle-ci n'a pas l'espoir d'arriver au pouvoir parce que toutes les issues lui paraissant politiquement et institutionnellement fermées, alors il faudra craindre que cette opposition prête malheureusement une oreille attentive aux nombreux méchants prédateurs qui rôdent autour de la Côte d'Ivoire. Ce n'est pas ce que nous souhaitons pour ce pays qui souffre depuis bientôt 10 ans. Faute d'avoir compris cet aspect, M. Bédié a dû en constater les dégâts en 99. A titre d'exemple, le "bulletin unique" en vigueur dans notre code électoral et que réclamait l'opposition en vue de minimiser les risques de fraude électorale semblait être comme la mer à boire pour M. Bédié. N'oublions pas non plus les réglèments de comptes avec M. Ouattara. Et là, ce ne sont que des exemples parmi tant d'autres. Des années plus tard, on a fini par se rendre compte que l'on peut avoir un bulletin unique et que M. Ouattara peut être autorisé à prendre part aux élections présidentielles sans forcément voir le ciel nous tomber sur la tête.
Ni Feu le Général Robert GUEI ni M. Laurent Gbagbo n'a pas fait mieux à leur prise de pouvoir. S'agissant du dernier cité, déjà, avant la tentative de coup d'Etat de septembre 2002, l'Homme abonné aux micmacs politiques(attitudes de "politiciens" et non d'"Hommes Politiques") songeait déjà à préparer les élections à venir. Au lieu donc de chercher à rassembler ses adversaires politiques déjà affaiblis ( Que ce soit M. Bédié, M. Ouattara ou encore Feu le Général Robert GUEI) autour de ses projets, il a plutôt cherché à leur porter l'estocade en déstabilisant leur parti respectif, notamment par des pratiques de débauchage à coup de chantages et de billets de banque. Rappelez-vous la dernière sortie très musclée du Général GUEI annonçant le "divorce" entre l'UDPCI et le FPI tout en prédisant des jours sombres pour le régime de M. Laurent Gbagbo. La suite, on la connaît. Pratiquement une semaine après, éclatait le coup de force dont nous avons du mal à nous dépêtrer depuis 6 ans. Autant le dire tout net, l'héritage politique laissé par Houphouët Boigny semble trop lourd pour tous ces héritiers jusqu'à ce jour (encore que ceux-ci peuvent toujours se remettre à l'étude car un adage bien connu nous apprend ceci: "Lorsqu'on sait d'où on vient alors on ne se perd jamais...")
Tenez, à titre d'exemple, je citerai un nouveau venu à la politique ivoirienne comme Charles Konan Banny. Oui, lui a tout l'air d'un houphouétiste vrai. Pour mémoire, l'homme est arrivé à la Primature avec un arsenal juridique conçu par l'ONU afin qu'il soit un Premier Ministre très fort en face d'un Président comme Laurent Gbagbo aux pouvoirs émiettés. Et au moment où d'aucuns pariaient sur une confrontation directe entre un Banny et un Gbagbo au sommet de l'Etat (ce qui aurait forcément desservi la Côte d'Ivoire) M. Banny a plutôt indiqué aux uns et aux autres là où se trouvait l'enjeu majeur de sa présence à la Primature. Il dira ceci notamment lors de son premier discours: "...Mon rôle est de faire en sorte que les deux camps se parlent..." Et tout au long de son mandat, il a demeuré dans cette constance malgré tous les coups que lui donnaient les uns et les autres en dessous de la ceinture. Résultat, Banny est parti (faute d'avoir accepté de jouer un jeu de politicien pour se maintenir au pouvoir) mais il a laissé un héritage précieux aux deux protagonistes: la foi dans le Dialogue! Rien d'étonnant donc à ce qu'advienne "le Dialogue direct" qui nous donne aujourd'hui des raisons de croire au retour de la PAIX là où les redoutables armes de guerre ont échoué lamentablement. Merci donc à M. Banny et à tous ceux qui croient quotidiennement et sincèrement aux vertus du Dialogue naguère prôné par Feu Houphouët Boigny. Merci également à Soro et Gbagbo d'avoir enfin compris.
Au regard de tout ceci, "Mister Kpakpato" considère que la qualité N°1 que doit avoir le futur Président de la République de Côte d'Ivoire sera d'être un Rassembleur (comme l'a été Houphouët Boigny), qui engage des concertations permanentes, franches et sincères avec ses opposants. Il devra en outre être capable d'impliquer ceux-ci aux différents cercles de décisions majeurs de l'Etat afin de rassurer l'opposition qui à ce moment-là, ne trouvera pas nécessaire de prêter oreille aux éventuels déstabilisateurs de notre pays car nous savons de quoi est capable un homme politique qui perd tout espoir. D'ailleurs un dicton bien connu nous apprend qu'il faut toujours laisser une porte de sortie à son ennemi. Sinon, dans le désespoir et guidé par l'instinct de survie, l'on ne sait jamais comment celui-ci peut réagir...
N°2. : Créer de la richesse par un projet de société ambitieux certes mais surtout réaliste, pragmatique et réalisable en 5 ans afin de la rédistribuer équitablement.
Beaucoup de candidats aux élections élaborent des programmes de société assez séduisants sur papier. Encore qu'ils ne nous disent pas toujours en combien de temps ce sera possible ni les moyens humains, politiques, diplomatiques qu'ils comptent utiliser pour réaliser leurs projets. Du coup, l'on ne sait plus si ces programmes doivent être inscrits au chapitre de simples rêves ou alors à celui de projets. Il en va ainsi des "Douze Travaux de l'Eléphant d'Afrique" de M. Dédié et du fameux programme de "Refondation Economique" de M. Gbagbo" pour ne citer que les plus connus. Tous ces programmes ont fait rêver plus d'un Ivoirien mais à l'arrivée le constat est le même. Aucune trace visible sur le terrain. Sur ce plan, M. Bédié et M. Gbagbo ont la même attitude. Ils se donnent bonne conscience en arguant le fait qu'un coup d'Etat pour l'un et une rebellion pour l'autre les auraient empêchés de concrétiser leur programme respectif. Soit... Mais raisonner ainsi, c'est mal comprendre son rôle d'Homme Politique selon la conception de "Mister Kpakpto" qui assimile un tel rôle à celui d'un "soldat en mission". Tout ce qu'on attend de lui, c'est de réussir sa mission. On laisse rarement de place aux excuses et mieux le soldat comprend l'obligation de résultat (et non de moyens) qui pèse sur lui, mieux il est armé pour réussir sa mission. Alors retenez bien ceci: chaque fois qu'un homme politique tentera de trouver des excuses, alors c'est la preuve qu'il n'a pas très bien compris lui-même sa mission. Rien d'étonnant donc à ce qu'il échoue dans la mise en oeuvre de son programme. Le meilleur exemple de réussite se retrouve encore une fois en la personne de Feu Houphouët Boigny. Il n'était ni technocrate, ni économiste. Il n'était à l'origine qu'un simple infirmier-planteur. Son secret a résidé dans son pragmatisme et surtout sa bonne appréhension de l'environnement. En effet, tout est là... Le tout n'est pas de dire, je veux réaliser telle ou telle chose mais plutôt cerner tous les paramètres (favorables et défavorables) de l'environnement. A partir de ce moment-là, on envisage comment transformer les paramètres défavorables en atouts afin de mettre toutes les chances de son côté. Lorsqu'il en est ainsi, un Homme Politique comprend clairement quels sacrifices ou concessions faire pour avancer ? A quels moments les faire? Quels problèmes déplacer pour une résolution ultérieure? Quel autre résoudre immédiatement? etc.... L'orgueil et l'ambition personnels n'ont plus à ce moment-là leur place. Tout ce qui compte, c'est la réussite de la mission collective peu importe ce que l'on doit perdre soi-même, en terme de prestige et de popularité dans l'immédiat. Cela demande toute une magie ou alchimie et c'est à ce niveau-là qu'on apprécie mieux la maturité politique d'un Président et que la notion de POLITIQUE prend tout son sens.
La Côte d'Ivoire aura donc besoin d'un Président qui devra forcément créer de la richesse (en vue d'une rédistribution équitable) sans chercher à trouver des excuses.Il aura pour cela 5 ans et pas plus puisqu'un deuxième mandat se mérite et qu'il n'est jamais acquis d'avance. "Mister Kpakpato" n'a donc pas besoin de vendeurs d'illusions politiques. Il a plutôt besoin d'un homme pragmatique qui a déjà réféchi aux paramètres favorables et défavorables de l'environnement politique ivoirien et qui élabore un programme de société cohérent, réaliste et réalisable en 5 ans (le temps d'un mandat quitte à en avoir éventuellement un second), et ce en toute connaissance de cause.
Et sans que la liste ne soit exhaustive, la richesse ainsi créée devra se traduire en terme d'industrialisation du pays pour résoudre le problème du manque d'emploi pour les jeunes (car trop d'entreprises dans le secteur tertiaire au détriment de l'agriculture et l'industrie qui sont pourtant traditionnellement les plus gros pourvoyeurs d'emplois), la réhabilitation des infrastructures économiques, sanitaires, éducatives, sportives en profonde dégradation, le renforcement desdites infrastructures, la professionnalisation de quelques disciplines sportives afin d'occuper une grande partie de la jeunesse...
N°3. : Un homme de rigueur, d'intégrité et de bonne gouvernance dans la gestion de l'Etat
Le mal le plus profond dont souffrent nos administrations africaines est le manque de rigueur dans la gestion de la "chose publique" (les affaires de l'Etat). Ce n'est pas une question d'infrastructures ou de création de richesses parce que certains pays arrivent tant bien que mal à s'en sortir malgré tout à ce niveau-là. De toutes les façons, il est de notoriété publique que l'Afrique n'est pas du tout pauvre en terme de richesses naturelles. Mais comment gérer efficacement et rigoureusement le peu de richesses que nous arrivons à exploiter semble être un problème cornélien pour la plupart des dirigeants africains. C'était le cas hier aux lendemains des indépendances: prenez par exemple deux présidents de la même époque à savoir feu Houphouët Boigny et feu Mobutu de l'ex-zaïre. Pendant que le premier qui avait moins de richesses naturelles s'arrangeait pour hisser son pays à un niveau de développement proche des pays dits "développés", le second lui, s'employait à son enrichissement personnel et Dieu seul sait que ce dernier était vraiment très riche. Puis les temps ont passé. Mais malheureusement, près d'un demi-siècle plus tard, les mêmes tares persistent dans la pratique des dirigeants africains dont les pays sont pourtant très en retard.
Le temps est donc enfin venu de changer la donne. Il faut des présidents qui par une grande rigeur arriveront à moderniser leur administration qui est la colonne vertébrale de tout pays. A partir de là, nos pays africains seront plus droits et non sclérosés comme c'est le cas aujourd'hui.
Pour parler de la Côte d'Ivoire, il faut à titre d'exemple se rappeler l'époque du Premier Ministre Ouattara où le travail dans l'administration commençait effectivement à 7 h 30 mn le matin et à 14 h 30 l'après-midi. Même rigueur pour l'utilisation des biens de l'Etat. Après ce technocrate, il a fallu attendre de voir le Premier Ministre Banny pendant cette crise pour avoir d'autres indices de rigueur et de bonne gouvernance: mesures de sanction à l'égard des fautifs du fameux épisode des "déchets toxiques", prise de mesures urgentes et spéciales pour le ramassage des ordures qui avaient envahi un Abidjan naguère si beau et qui ne semblaient gêner personne (la preuve, il s'est trouvé des Ivoiriens aux voitures, maisons et bureaux hermétiques et climatisés de même que leurs affiliés qui s'étaient déclaînés contre l'Homme au motif que ce ne serait pas cela sa mission comme si en attendant un désarmement hypothétique, l'on était obligé de laisser les ivoiriens moins favorisés mourir cette fois-là de maladie), aveu devant la communauté internationale de l'échec de sa mission de réconciliation des deux protagonistes de la crise mais avant, proposition de la démission de son propre gouvernement à la suite de la même affaire des "déchets toxiques"(des gestes républicains assez rares en politique africaine pour être soulignés). Cette même rigueur s'observera également chez M. Dja Blé qui a pris tout son courage pour dire niet à des faucons du pouvoir FPI qui lui recommandaient favoritisme et tribalisme dans l'organisation des concours d'entrée à la Police. M. Gnamien Konan (en dépit de sa responsabilité administrative et non sa culpabilité dans l'affaire des "déchets toxiques") a fait preuve d'une rigueur de gestion si exceptionnelle qu'il a ainsi réussi à se faire une petite place dans le coeur des Ivoiriens. M. Gbagbo après avoir longtemps hésité à faire le menage au sein de son propre régime s'active en ce moment à corriger les choses. Et même si l'on peut trouver des choses à redire là-dessus, retenons tout simplement le principe de la rigueur dont il essaie de faire preuve, encore qu'il doit aller plus loin. Le Ministre Mel Théodore vient lui aussi de nous démontrer qu'Abidjan n'est pas condamné à avoir un visage sale...
Ce ne sont là que des exemples de Rigueur et de comportements républicains que nous citons pour donner une idée de ce que "Mister Kpakpato" attend par rigueur et bonne gouvernance. Bien entendu, il y d'autres chantiers de rigueur et de bonne gouvernance que le futur président devra ouvrir. Nous citerons principalement et sans que la liste ne soit exhaustive, la culture du travail. Cette notion est bien présente dans notre devise nationale mais curieusement, nous nous montrons trop fainéants au travail. Il faut absolument lutter contre l'absentéisme au travail dans l'administration, que le travail dans l'administration se déroule effectivement dans la durée prévue par la loi, que la semaine de travail parte effectivement du lundi matin au vendredi soir et donc que nos fonctionnaires n'utilisent plus les jeudis et vendredis pour les mariages et levées de corps. Il faut également réduire le nombre de jours fériés dans l'année. Nous devons travailler au moins autant que les japonais si nous voulons garder une chance de rattraper un jour les pays développés. Il faut en finir avec le favoritisme, le tribalisme et les nombreux détournements de déniers publics. Le futur Président devra donc donner des signaux forts à tous ces niveaux-là et "Mister Kpakpato" attend impatiemment de signer un pacte avec celui qui demandera son suffrage. Ainsi tous les Ivoiriens pourront le juger sur des questions aussi importantes et non exclusivement sur la base de promesses électorales très souvent farfelues.
N°4. : Renforcer la Démocratie par la mise en oeuvre de reformes instutionnelles audacieuses impliquant l'exercice d'un contrôle plus accru du peuple sur la gestion des affaires de l'Etat afin d'éviter d'une part la trop grande dictature de l'Exécutif (même dans un régime présidentiel comme le nôtre) et d'autre part les détournements de deniers publics se faisant très souvent en toute impunité et sans une capacité réactive des représentants du peuple.
A ce sujet, il n'y a jamais de solutions toutes faites. Il faut juste de la part du candidat un engagement total et sincère en faveur de la Démocratie quand on sait que celle-ci peut paraître pour le président en exercice comme une sorte de couteau à double tranchant. L'on serait dans ce cas tenté de dire: "La Démocratie est dure mais c'est la Démocratie". Il s'agit donc de renoncer assez largement aux quelques privilèges malheureusement personnels que tolérerait un régime dictatorial ou semi-dictatorial pour se tourner vers des choix d'audace garantissant à la communauté un bien-être collectif.
Chers candidats aux prochaines élections présidentielles, si vous pensez très honnêtement correspondre au profil ainsi dégagé ou alors si vous pensez vous en rapprocher mieux que les autres, faites-le savoir à "Mister Kpakpato" qui se réserve de toutes les façons le droit de communiquer très officiellement le choix de son candidat (soit le meilleur soit le moindre mal) avant lesdites élections. Bonne chance à tous et à toutes!
© Copyrights 2008 Contact us: contact@misterkpakpato.com
World Citizens Community - Abidjan - Republic of COTE D'IVOIRE - West Africa - April 2008"Mister Kpakpato": L'Opposant N°1 aux regimes impérialistes et dictatoriaux / "Désormais plus rien ne sera comme avant"