Dirigeants du monde, ATTENTION! Je vous tiens à l'oeil...
Et si nous parlions de :
BONNE GOUVERNANCE- PEACE-PAIX-HUMAN RIGHTS-DROITS DE L'HOMME-DEMOCRACY -DEMOCRATIE-JUSTICE & INTERNATIONAL SOLIDARITY-JUSTICE & SOLIDARITE INTERNATIONALE

INCONGRUITES D'UN REGIME AUX ABOIS :

Ici nous tenterons de relever certaines attitudes du régime ivoirien qui s'apparentent beaucoup plus à des manoeuvres politiciennes et dictatoriales (oui, il y a aujourd'hui en Côte d'Ivoire des signes de dictature qu'il faut absolument combattre!) qu'à un engagement politique vrai censé apporter des solutions concrètes pour le bien-être des Ivoiriens.

1. «...Ce n’est pas un gouvernement. C’est un groupement hétéroclite… » Laurent Gbagbo préparant l’opinion à un probable remaniement du gouvernement Soro.


Avis de "Mister Kpakpato" :

Non M. le Président ! Vous faites là un jeu de mots, si ce n’est un manque de connaissance en matière politique. En réalité, dans un système de Démocratie moderne, un gouvernement n’est pas forcément monocolore ou "monopartiste". Sinon, ce serait tout simplement un régime totalitaire et dictatorial. De fait, dans nos démocraties modernes (on parle ainsi de Démocratie participative), le vainqueur des élections compose le plus souvent avec des valeurs sûres issues de l’opposition afin de réunir tout le monde autour d’un idéal politique commun par-delà toutes les divergences politiques ou idéologiques. Cela permet en pratique d’apaiser les tensions. Et Rassurez-vous M. le Président, cela se fait dans la plupart des pays développés dont nous nous inspirons. Alors nous n’avons pas à rougir d’une telle expérience, surtout dans notre contexte où ce gouvernement est issu d’une série d’accords politiques aux seules fins de ramener la Paix. De plus, ce n’est pas la première fois que vous travaillez avec un gouvernement composé de forces « hétéroclites ». Vous vous êtes notamment flatté d’avoir pu constituer en 2002 un « gouvernement de large ouverture » bien avant le déclenchement de la crise. Alors d’où vient le fait que vous rechigniez soudain ces dernières années à vous accommoder de ministres issus de l’opposition. Est-ce à croire que vous n’avez pas agi par conviction en 2002 mais plutôt par mimétisme ou tout simplement par souci de montrer que vous êtes un homme d’ouverture ?
De plus, les ministres de l’opposition ne sont pas forcément aussi mauvais que vous ne voulez le laisser croire aux Ivoiriens. Pour ma part, je pense même que le mal pourrait plutôt venir de vos rangs. Dans le cadre de la crise due à la flambée des prix du Pétrole, je citerais par exemple des ministres comme ceux des Mines et Energie puis Plan et Développement (voir notre sujet sur les Manifestations contre la vie chère).
Je pourrais aussi vous citer un ministre issu également de vos rangs comme celui de l’Intérieur qui ne se lasse jamais de torpiller l’application des accords de Ouaga en créant à chaque fois des problèmes là où il n’y en a pas tout simplement pour s’assurer que l’appareil des élections sera sous votre contrôle total. Au point même qu’il va jusqu’à mettre des bâtons dans les roues du Premier Ministre. Vous voyez donc M. le Président que le problème ne vient pas forcément des ministres de l’opposition.
Enfin, permettez-moi de vous dire que vous êtes aujourd’hui à votre troisième Premier Ministre depuis le déclenchement de notre crise militaro-politique. Pour ce qui est des gouvernements, je ne me rappelle même plus le nombre exact, tant il y en a eu. Et même avec toutes ces gymnastiques, ayons le courage d’admettre que le résultat n’a pas toujours été à la hauteur des espoirs placés aux différents changements intervenus. Au vu de cela, je me dis que le problème ne réside pas forcément dans la composition d’un gouvernement avec un Président inamovible. Si vous me le permettez donc, je voudrais vous poser la question suivante : M. le Président, ne vous est-il jamais venu à l’esprit que vous pourriez par hasard être la source du problème ivoirien dans la mesure où vous avez malgré tous les accords signés réussi à concentrer entre vos seules mains tous les pouvoirs de décision aussi bien présidentiels que ministériels ?

Une lueur de retour de la Paix ayant été obtenue grâce au principe d’un gouvernement d’union, je vous saurai gré de bien vouloir faire l’effort de vous accommoder des ministres de l’opposition afin qu’une décision unilatérale de votre part ne vienne pas compromettre la date prévue pour les élections de novembre prochain. Et si l’envie de remanier votre gouvernement vous en prenait, alors faite œuvre utile en extirpant de vos rangs les ministres ramant à contre-courant de la dynamique de sortie de crise actuelle, de même que ceux ayant notoirement montré leurs incompétences. Et non protéger vos copains comme vous avez souvent eu à le faire depuis le déclenchement de notre crise. C'est à ce prix que vous aurez un peu de crédit aux yeux d’un homme simple d’esprit comme "Mister Kpakpato".



2. A propos des inégalités régionales en Côte d’Ivoire, le Président Gbagbo dénonce une politique discriminatoire d’Houphouët Boigny et le PDCI à chaque fois qu’il organise des rencontres avec les populations, à l’instar de son discours lors d’une visite dans le Sanwi et celui tenu lors de la récente réception des populations de Sassandra.


Avis de "Mister Kpakpato" :

Certes M. le Président, en politique certains pensent qu’il faut faire fi de toute morale. Il y en a même qui vont jusqu’à appliquer sans retenue la fameuse technique du « Diviser pour régner ». Alors si je ne m’abuse, je pense que vous devez faire partie de cette race "d’hommes politiques", que dis-je, de politiciens. Mais sachez bien une chose M. le Président, de telles pratiques ne prospèrent pas longtemps. Vous pouvez en agissant sur les frustrations et retards d’une région bénéficier à court terme de l’électorat de cette région. Mais à ce jeu, vous n’arriverez jamais à créer la cohésion sociale en vue de bâtir une nation forte. Tout ce que vous pourrez obtenir sur le moyen ou long terme, c’est d’opposer certaines ethnies aux autres, "sectariser" le terrain politique avec pour résultat des situations comme celle que connaît aujourd’hui la Côte d’Ivoire. De ce point de vue comment pouvez-vous penser faire croire aux Ivoiriens que votre régime a été injustement attaqué une nuit de septembre 2002 alors même que vous aviez un très bon plan pour la Côte d’Ivoire, lequel plan n’a malheureusement jamais réussi à extirper de vos pensées toute idée de division ou d’opposition des uns aux autres ?

Laissez-moi vous dire ceci M. le Président : quelle que soit la beauté d’un programme politique, si celui-ci ne se bâtit pas autour des nobles valeurs de Rassemblement et d’Union, alors ce plan sera voué forcément à l’échec. C’est ce qui nous arrive aujourd’hui. Mais de toute évidence, vous n’en tirez pas les leçons. Et cette valeur d’Union ou de Rassemblement est si primordiale que "Mister Kpakpato" en a fait dans le contexte ivoirien actuel la qualité N° 1 que doit avoir le futur président de la République de Côte d’Ivoire (voir à ce sujet les conditions pour lesquelles "Mister Kpakpato" serait prêt à accorder son suffrage à un candidat lors des prochaines élections présidentielles)
D’ailleurs, de ce point de vue, nous n’inventons rien. La vertu de l’UNION est le premier élément de notre Devise nationale à savoir UNION-DISCIPLINE-TRAVAIL. Et les pères fondateurs de notre République se sont montrés si attachés à cette valeur cardinale qu’ils ont inscrit dans notre Constitution originelle remplacée par celle en cours (la Constitution de la 2ème République) la phrase suivante : « Le président de la République est le garant de l’Unité nationale… ». M. le Président, je ne vais pas faire ici votre procès ni celui de votre régime puisque de simples pages web n’y suffiront pas mais permettez-moi au moins de vous faire remarquer que je n’apprécie pas la façon dont vous foulez aux pieds certaines exigences fortes de notre Constitution (boussole du peuple). Entre autres, le fait que des notions comme « Le président de la République est garant de l’Intégrité du territoire… Le Président de la République est le garant de l’Unité nationale… » paraissent à vos yeux comme de simples recommandations. Non M. le Président ! Ce ne sont pas de simples recommandations, mais plutôt des Devoirs attachés à la fonction présidentielle. L’atteinte à l’intégrité de notre territoire étant déjà consommée, je vous invite donc à veiller scrupuleusement aux notions d’UNION ou d’UNITE NATIONALE.

En pratique, cela revient à réparer les torts et à panser les plaies causées par les régimes qui vous ont précédé. Après tout, lorsque vous ne serez plus au pouvoir – et je vous rappelle que malgré toute votre bonne volonté vous ne réussirez jamais à mettre toutes les régions sur un même pied de développement car cela n’existe nulle part au monde – d’autres personnes viendront après vous et constateront que votre politique de développement local aura malgré tout créé des laissés pour compte. Mais ils devront assumer dans la pleine connaissance des règles de fonctionnement d’un Etat dont la plus élémentaire est le Principe de continuité de l’Administration. Dans le cadre d’une République, ce principe signifie tout simplement que le nouvel élu assume les erreurs de ses prédécesseurs car tout ce que ceux-ci auraient fait en bien ou en mal dans le cadre d’une politique globale ou nationale l’aura été pour le compte de la République. Car ce n’est pas l’individu qu’il faut voir mais plutôt l’appareil de l’Etat qu’il anime. Ce qui est à distinguer bien entendu des faits personnels délictuels ou délictueux de ce représentant de l’Etat dont celui-ci répond forcément devant les tribunaux. Normalement, M. le Président, vous devriez savoir ces choses-là.
C’est notamment au nom de ce principe de Continuité de l’Administration que dans les pays développés, vous ne verrez presque jamais un régime ou un Président nouvellement élu se mettre devant une caméra ou devant des populations pour déballer toutes les injustices que les prédécesseurs auraient créées. Il sait d’avance que son rôle est de réparer ces injustices tout en s’employant à consolider l’unité nationale. Ce qui passe notamment par beaucoup d’humilité et de sagesse. Et comme nous nous inspirons souvent des Blancs alors disons tout simplement qu’il y a longtemps que ceux-ci en ont fini avec la politique du « Diviser pour régner ». Ils en sont aujourd’hui à de vrais débats d’idées sans jamais perdre de vue l’Unité de la Nation.

Tâchez donc M. le Président de tenir désormais des discours rassembleurs car la division peut certes payer à court terme (encore que ce sera pour vous tout seul) mais sur le long terme, cela pourrait annihiler tous les efforts que certains citoyens effectuent au quotidien pour créer une vraie nation ivoirienne comme socle d’un développement durable. Comme le dirait l'autre, "Le mensonge, la ruse et la délation sont comparables à un arbre qui produit de très belles fleurs certes mais jamais de fruits".


3. Affi N’Guessan (le Président du FPI) menaçant d’assimiler le projet de grève de l’UGTCI (une centrale syndicale) à un acte de rébellion et donc réprimable comme tel si celui-ci était mis à exécution.


Avis de "Mister Kpakpato" :

Non M. Affi ! Nous sommes dans un état moderne et réprimer un mouvement social ou syndical comme s’il s’agissait d’une rébellion n’est pas tolérable. Nous savons le régime FPI véritablement en difficultés mais ce n’est pas la faute aux syndicats. D’ailleurs, ceux-ci ne sont pas forcément de mèche avec des prétendus déstabilisateurs de votre régime qui est en train de couler de toutes les façons tout seul et cela par votre propre faute. Le fait est que beaucoup d’Ivoiriens vous ont fait confiance à un moment donné ou à un autre. Malheureusement, sur les sujets majeurs où l’on attendait de vous des actions concrètes, vous avez servi aux Ivoiriens, roublardise, mensonge et pis, malversations et détournements. Ne venez donc pas nous dire que c’est la faute à la guerre qui de toutes les façons était évitable ! Et même si par cécité politique vous ne l’avez pas vu arriver, vous auriez au moins pu nous épargner 5 bonnes années de souffrances si vous aviez accepté d’écouter les plus sages qui vous avaient conseillé le Dialogue même si à cette époque-là vous aviez une foi si inébranlable à nos « redoutables » avions de guerre que de tels discours vous laissaient complètement de marbre. Que reste-t-il de tous ces avions aujourd’hui ? Pour revenir à la question de l’UGTCI, je voudrais vous rappeler que notre Constitution qui heureusement n’a jamais été abrogée reconnaît aux citoyens ivoiriens le droit de manifester lorsqu’ils ne sont pas contents. Et une grève syndicale fait forcément partie de ces droits fondamentaux des citoyens ! De plus, le pays même s’il est coupé en deux, n’est pas en « état d’urgence » pour que les droits des citoyens soient réduits à leur plus simple expression. Par ailleurs, pourquoi vous agiter tant quand on sait que dans ce pays, un parti politique comme le FPI a pendant la décennie passée récupéré systématiquement les grèves du syndicat estudiantin FESCI de même que celles du syndicat des enseignants (SYNARES) afin de mettre à genou le pouvoir en place à cette époque ? « Or donc », cela fait mal… Attendez M. Affi, vous n’êtes pas sérieux ! Vous crachez en l’air et vous vous attendez à des retombées sur le nez du voisin et non sur le vôtre.

Bref, faites preuve de raison et surtout acceptez véritablement la Démocratie. Elle fait parfois mal mais c’est cela aussi la Démocratie. Elle est un peu comme la Loi. Elle est parfois dure mais c’est la loi… Je comprends à présent mieux pourquoi quelqu’un me disait un jour ceci : « La Démocratie, c’est tout ce qui est bien lorsqu’on est dans l’opposition… Mais une fois au pouvoir, elle devient curieusement une pullule amère ». Courage M. Affi ! Ne commettez jamais l’erreur d’assimiler un mouvement social ou syndical à un acte de rébellion. Ce serait un fâcheux amalgame. De plus cela pourrait être interprété par des citoyens avisés comme une dictature, ce qui serait encore plus impardonnable !

NB : Cette interpellation vaut également pour M. Blé GOUDE (l’un des plus farouches défenseurs de M. Gbagbo et le régime FPI) à qui je vous charge de transmettre les sentiments de "Mister Kpakpato" afin qu’il puisse orienter beaucoup plus positivement sa campagne de propagande, d’intoxication et de haine actuellement en cours dans les « Agoras » et « Parlements ».
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World Citizens Community - Abidjan - Republic of COTE D'IVOIRE - West Africa -  April 2008
"Mister Kpakpato": L'Opposant N°1 aux regimes impérialistes et dictatoriaux    /   "Désormais plus rien ne sera comme avant"