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Flambée des prix du pétrole:
Pourquoi la Côte d'Ivoire devrait plutôt se frotter les mains...

Dim 06/07/2008
Après plusieurs années de pétrole bon marché qui nécessitait de la part de l’OPEP des efforts constants de réajustement de l’offre aux fins de préserver ses intérêts, le baril a fini par se hisser dans un premier temps à plus de 50 dollars/le baril (prix plus qu’intéressant pour tout pays producteur de pétrole). Par la suite, les prix ont franchi la barre historique 100 dollars/le baril en cette année 2008 et même si la plupart des analystes tablaient sur une baisse, force est de constater que les prix ont réussi à s’y maintenir avant de connaître une autre envolée très spectaculaire les propulsant ces derniers jours (juillet 2008) à plus de 145 dollars/le baril. Dire que ces prix selon certains analystes n’ont pas encore fini de nous surprendre. Désormais, finies les années de pétrole peu cher et bon marché : entre 2 et 15 dollars/le baril dans les années 70. Encore qu’une évolution à la hausse dans cette fourchette de prix dépendait surtout des conflits incessants au Moyen-Orient considéré comme détenant les plus grandes réserves de l’Or Noir. Il a fallu attendre l’année 1981 pour que le pétrole passe de 14 dollars/le baril à 35 dollars/le baril, sous l’impulsion conjuguée de l’OPEP (Organisation des Pays Producteurs de Pétrole) qui entreprit de baisser sa production afin de relever les cours et la guerre IRAN-IRAK. Ceci qui a eu pour conséquence de permettre le développement de la production dans d’autres régions du monde. Dès lors, les prix ont fait yoyo avant de se stabiliser à 28 dollars en 2000. La moyenne des prix du pétrole a été d’environ 20 $ sur la période 1985-2004. Comparée aux 145 $ actuels, il y a des raisons légitimes de penser que les pays producteurs de pétrole sont aujourd’hui dans ce que l’on pourrait appeler « la période de l'âge d'or du pétrole ». Les raisons de cette hausse constante sont connues : La dernière guerre américaine en IRAK avec la destruction de nombreuses infrastructures de productions entrainant une chute drastique de la production iraquienne, le dossier du nucléaire iranien avec l’éventualité d’une attaque américano-israélienne, la gourmandise des pays émergents comme la Chine et l’Inde, la forte spéculation, etc… Mais là n’est pas le point d’encrage de notre sujet de ce jour.
Juillet 2008: 145$
Graphique de l'évolution des prix du pétrole   Source: Minefe - DIREM
Notre objectif ici est de mettre en lumière la façon dont un pays comme la Côte d’Ivoire qui a commencé à produire de façon plus massive du pétrole depuis 2006 – même s’il n’est pas considéré comme « grand producteur » - se comporte face à la flambée actuelle des cours de cette matière première, d’autant plus que flambée des cours du pétrole rime forcément avec inflation car toute l’économie de la planète est intimement liée aux prix du pétrole.


Historique de la production pétrolière en Côte d’Ivoire

Premier producteur de cacao au monde, la Côte-d'Ivoire ¬ on le sait moins ¬ possède aussi du pétrole et du gaz naturel, exploité off-shore initialement par quelques opérateurs étrangers assez modestes.
Faire de la Côte d`Ivoire le Rotterdam d’Afrique, est un projet auquel les autorités ivoiriennes se sont depuis toujours accrochées. De M. Henri Konan Bédié, l’ancien chef de l`Etat ivoirien à l’actuel, M. Laurent Gbagbo, tous ont compris l`intérêt d’accorder davantage d’importance à la recherche et la production pétrolière. Sur la période 1995-2000, la Côte d`Ivoire avait décidé de devenir "l’Éléphant d`Afrique" pour emprunter un terme cher à M. Henri Konan Bédié, ancien Chef d'Etat. Les objectifs et les stratégies de développement définis à l’époque ont ainsi fait des mines, de l’énergie et de l’industrie l’un des piliers majeurs de ce vaste projet de "l’Éléphant d’Afrique". Un "Comité de l'Éléphant Pétrolier d`Afrique " a de ce fait été constitué en décembre 1997. Sauf qu’à cette époque, les prix du pétrole n’étaient pas véritablement très incitateurs ainsi que l’on peut le constater sur le graphique ci-haut. Mais l’ambition était déjà clairement affichée. Le régime du Président Bédié ayant été renversé par un coup d’Etat en 1999, le Président Laurent Gbagbo poursuivra tout naturellement ce projet afin de diversifier les sources de revenu de l’Etat ivoirien. Surtout que les prix commençaient déjà à amorcer leur spectaculaire envolée que l'on voit d’aujourd’hui.


Accroissement de la production pétrolière ivoirienne

Avec le déclenchement de la crise militaro-politique, bien d’autres sociétés russe, américaines, iranienne, italienne, sud-africaine, etc… sont entrées dans la danse. Certes, la production pétrolière ivoirienne n’a rien à voir avec celle du Nigeria voisin qui, avec 2 millions de barils par jour, occupe le premier rang en Afrique et le sixième à l'échelle mondiale. Pourtant, l'exploitation du brut est en hausse constante en Côte-d'Ivoire ces dernières années. Heureusement pour le pays, les prix de cette matière première sont aujourd’hui d’à peu près 3 fois supérieurs à ceux sur lesquels pouvaient tabler nos autorités il y de cela 2 ans lorsqu’elles avaient décidé d’accroître la production pétrolière au regard de la très incitatrice cinquantaine de dollars/le baril de l’époque.

Très concrètement, depuis le gisement Bélier qui marquait le début de la production pétrolière ivoirienne, de nombreux permis d’exploitation ont été accordés donnant ainsi naissance à des champs connus sous les noms Espoir, Panthère, Lion, Bahia, Acajou et Baobab, lesquels font aujourd’hui la fierté des autorités ivoiriennes à une période où il convient de le rappeler souvent, le prix du baril se situe depuis des mois au-dessus des 100 $ (aujourd’hui 145 $).
D’ailleurs s’agissant du gisement « Baobab » seul, voici un extrait des propos de M. Zito Charles, sous-directeur du suivi et de l’évaluation économique à la direction des hydrocarbures, au ministère d’Etat, ministère des Mines et de l’Energie paru le 25 Février 2005 à la fois dans le journal d’Etat FRATERNITE MATIN et sur le site web officiel du Trésor et de la Comptabilité Publique : “ Baobab devrait entrer en production à partir du second semestre de cette année (2005). Il permettra de multiplier la production ivoirienne qui est actuellement de 22 000 barils /jour par trois ”. Effectivement, les prévisions ont été atteintes, voire dépassées si l’on s’en tient aux propos de M. Manou Dadjé Abraham, ingénieur géologue pétrolier, sous-directeur de l`exploitation production : " La production a atteint un niveau record plafonnant à 80 000 barils/jour à fin mars 2006 contre 40 000 en janvier 2006 et environ 21 000 en juillet 2005. Le champ baobab est le meilleur". Lorsque vous ajoutez à la production du champ « Baobab » celle des autres champs cités plus haut et effectivement exploités, alors l’on peut imaginer aisément notre capacité de production actuelle de pétrole.


Flou total autour de la production réelle

Dans quelle proportion produit-on effectivement le pétrole ivoirien? Nul ne le sait vraiment d’autant plus que le gouvernement ivoirien multiplie les déclarations contradictoires sur les chiffres.
Et pourtant la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) dans un rapport publié cette année 2008 sur ‘’les perpectives économiques des Etats de l’union économique et monétaire d’Afrique de l’Ouest en 2007’’, et confirmant les chiffres de M. Manou Dadjé Abraham cité plus haut (chiffres officiels s'entend), fait état de ce que la production du pétrole brut s’est accrue de 71% en un an, atteignant 80.000 barils par jour (b/j) fin mars 2006. Le meilleur niveau atteint depuis 1980, début de la production du pétrole ivoirien lorsque Feu Houphouët Boigny tentait désespérément de limiter les effets pervers de la chute des cours mondiaux du Café et Cacao. Ce même rapport de la BCEAO rapport soutient par ailleurs que cette production essentiellement destinée à l’exportation (en progression de 43%) a été l’unique source de croissance du pays en 2006 à 1,8%. Ces informations qui font de la côte d’Ivoire le seul Etat de l’UEMOA exportateur net de produits pétroliers sont toutefois tempérées voire contrebalancées par les autorités ivoiriennes. Notamment, le Président Gbagbo jure que les chiffres annoncés officiellement n’ont jamais été atteints. Son Ministre de l’Economie et des Finances est tout aussi formel : «Nous sommes à un niveau moyen de production de 40.000 à 50.000 b/j et les 80.000 b/j annoncés officiellement n’ont jamais été atteints».
Ce flou artistique sur les chiffres ne doit rien au hasard. Même pompé en (relativement) modeste quantité, le pétrole rapporte gros ces dernières années. Exporté intégralement et en toute discrétion, il échappe en grande partie aux statistiques officielles. Le fait est que les contrats passés entre l’Etat et les sociétés d’exploitation sont des contrat de « gré à gré » (notamment sans publicité). Il faut le dire tout net, les contrats pétroliers en Côte d’Ivoire tiennent surtout du « Secret d’Etat ». Même sous le très « moderne » Président Gbagbo annoncé pourtant comme l’Homme du changement et pourquoi pas de la transparence. Alors pourquoi donc une telle opacité ?
En Côte-d'Ivoire, on a du pétrole, mais pas de comptabilité. D’ailleurs, toujours au sujet de la production réelle de pétrole en Côte d’Ivoire, le Département d’Etat américain à l’Energie qui veille sur les réserves et productions pétrolières dans le monde comme la prunelle de ses yeux afin de garantir un approvisionnement constant aux USA, révèle que la production ivoirienne se situerait aujourd’hui entre 90 000 barils/jour et 110 000 barils/jour. Loin donc des 40 000 à 50 000 barils/jour annoncés aux Ivoiriens par le Président Gbagbo et son Ministre de l’Economie et des Finances.


L’attitude du régime d’Abidjan face au niveau record des prix du Pétrole

Dans le flou artistique qui entoure la production pétrolière en Côte d’Ivoire, peu importe là où se trouve la vérité. La question essentielle que chaque Ivoirien devrait plutôt se poser est la suivante : Pourquoi alors que les prix du Pétrole ont atteint aujourd’hui un niveau jamais égalé ni espéré, la Côte d’Ivoire qui ambitionne de devenir le Rotterdam d’Afrique n’intensifierait-elle pas sa production puisque de toutes les façons, ces prix vont un jour amorcer leur baisse et qu’il n’est pas évident que nous atteignions de si tôt le niveau actuel ?

Cette question tombe sous le sens, me diriez-vous. Honnêtement, une aubaine comme celle que nous offrent actuellement les prix du pétrole ne risque pas de se reproduire de sitôt une fois que les mesures seront prises au niveau international par les grands décideurs, notamment l’OPEP et certainement le G8 qui se réunit sous peu. Parce qu’il est fort à parier que des mesures vont forcément être prises afin d’éviter une récession mondiale plus accentuée car la hausse des prix du pétrole plombe forcément l’économie mondiale. En effet, les facteurs de productions augmentant, les prix des produits flambent à leur tour tout en provoquant malheureusement une inflation mondiale. C’est cela l’effet « boule de neige » de la flambée des cours du pétrole.
Cependant à côté de ce triste tableau, force est de reconnaître que cette flambée des cours du brut ne fait pas que des malheureux. Elle fait également l’affaire des pays producteurs (ceux de l’OPEP notamment) même s’il est vrai que la hausse pèse relativement sur le budget de tout pays. Cela confirme bien l’adage : « Le malheur des uns fait le bonheur des autres ». En effet, qui cracherait sur une telle manne financière ? Des pays comme le Gabon ont déjà songé depuis plus d’un an à se constituer des fonds de réserve depuis que les recettes de l’Etat issues du pétrole ont largement dépassé les prévisions budgétaires.

Même en France, la société pétrolière Total a commencé à exploiter en Aquitaine (région française) des champs pétrolifères difficiles d’exploitation en temps normal puisque le pétrole en on-shore se situe à plus de 3000 m de profondeur dans cette région française (Aquitaine). Eh oui ! Même en France, on produit du pétrole depuis que les prix ont commencé à flamber. Alors pourquoi pas en Côte d’Ivoire ? Pourquoi ne déciderait-on pas de multiplier nos productions actuelles (chiffres officiels ou officieux) par 2, 3, 4 ou 5 étant donné que cette hausse ne va pas continuer éternellement ? Surtout que rien ne nous y empêche puisque n’étant pas membre de l’OPEP, nous n’avons pas de contrainte particulière. En effet, même en multipliant nos productions actuelles, le volume de nos exportations restera toujours marginal. Alors pourquoi ne signerait-on pas plus de permis d’exploitation dans cette période tout en demandant aux sociétés déjà en activité d’accroître leurs infrastructures pour augmenter leur production actuelle ?
Ce serait çà l’attitude d’un gouvernement pragmatique, opportuniste et prévoyant. Parce que franchement, rien ni personne ne nous empêche de le faire. Alors soit le gouvernement ivoirien n’augmente pas sa production actuelle là où les autres s’activent soit il le fait mais cache les vrais chiffres de production aux ivoiriens (ce qui nous paraît très probable). Dans un cas comme dans l’autre, il y a problème quelque part car une augmentation nous permettrait d’engranger plus de revenus du pétrole que certains analystes estiment ces dernières années déjà assez voisins sinon plus que ceux tirés du cacao et du café, en dépit des vains démentis du régime de M. Laurent Gbagbo. Et par ces temps qui courent, ces revenus nous permettraient très aisément de résoudre pas mal de problèmes sur de nombreuses années car même lorsque les cours vont commencer à baisser, il faudra compter des années avant que l’exploitation ne soit plus rentable. Ainsi, outre le fait que la Côte d’Ivoire pourra saisir le levier pétrolier pour rebondir économiquement, elle aura surtout tout loisir pour amortir les effets de l’inflation mondiale actuelle tout en finançant la sortie de crise sans forcément avoir à tendre la main aux Occidentaux comme le gouvernement tente honteusement de le faire aujourd’hui.


Le gouvernement ivoirien a-t-il raison de pleurnicher face à la flambée des prix du pétrole quand bien même cela entraîne une inflation au plan mondial?

Assurément non. Parce que la situation est bien différente selon que l’on est pays producteur de pétrole ou non. Or contrairement à ce que M. Laurent Gbagbo veut faire croire aux Ivoiriens, nous avons toutes les raisons et tous les moyens de produire dans le contexte actuel plusieurs centaines de milliers de barils par jour puisque rien ni personne ne nous y empêche. Ne pas le faire serait synonyme de manque de bon sens. Or je peux tout imaginer sauf que ceux qui dirigent un pays comme la Côte d’Ivoire manquent de bon sens. Inutile donc de faire croire aux populations peu avisées que les mesures prises par le gouvernement pour solutionner le problème de la trop forte inflation en Côte d’Ivoire et qui coûtent à l’Etat ivoirien environ 20 milliards de francs CFA tous les trois mois sont comparables à une pullule amère. Mais afin d’éviter toute polémique sur les vrais chiffres du pétrole produit en Côte d’Ivoire, voici en réalité comment M. Laurent Gbagbo et son gouvernement devraient plutôt aborder la question : La Côte d’Ivoire a décidé d’intensifier sa production pétrolière destinée exclusivement à l’exportation puisqu’elle est d’une qualité très prisée. La très bonne nouvelle est que ces trois dernières années, les prix du pétrole sur le marché international ont dépassé les prévisions les plus optimistes et continuent à ce jour leur folle envolée. Le petit grain de sable est qu’il s’ensuit une inflation mondiale qui nous coûte en terme de subvention des produits de grande consommation environ 20 milliards tous les trois mois. Ces trois mois multipliés par 4, cela nous revient à 80 milliards et même avec un peu plus de largesse 100 milliards de francs CFA/an en terme de subvention. Or nous savons déjà d’après les informations des milieux d’affaires très renseignés sur la production pétrolière en Côte d’Ivoire que nos exportations nous rapportent officieusement (puisque le gouvernement s’arrange de toute évidence pour cacher les vrais chiffres) au moins autant que les revenus du Café -Cacao, soit environ 1500 milliards de francs CFA. Et je pense que même si M. Laurent Gbagbo veut mettre ces chiffres en doute, alors c’est son droit puisqu’il a réussi comme tout bon prestidigitateur qu’il est à brouiller les chiffres.

Seulement voilà, un homme simple d’esprit comme moi "Mister Kpapato", je préfèrerais gagner au moins 1 500 milliards chaque année (avec une flambée des prix du pétrole) même si pour ce faire je dois sacrifier environ 100 milliards pour atténuer les effets de l’inflation sur mes concitoyens. C’est ce que commanderait le bon sens. Alors arrêtons les polémiques inutiles là où il ne doit pas y en avoir. M. Laurent Gbagbo en tant guide de la nation ivoirienne ne doit pas se contenter de dire avec une fierté que je comprends d’ailleurs très mal que la Côte d’Ivoire n’est pas devenue un grand pays producteur de pétrole. Certes, nous le répétons, la Côte d’Ivoire n’est ni le Nigeria ni l’Angola mais notre pays à toutes les cartes en main pour tirer s’il le veut dans la période actuelle, au moins 1 500 milliards de francs CFA de notre production pétrolière. Si ce pays ne le faisait pas comme le prétend son tout premier responsable, alors ce serait une erreur monumentale et je voudrais joindre ma voix à celle des millions d’autres compatriotes pour réclamer que notre production pétrolière soit portée à plusieurs centaines de milliers de barils/jour en ces beaux jours du pétrole et que nous puissions ainsi récolter suffisamment de quoi reprendre notre développement là où la chute des prix du café et cacao a fait interrompre les ambitions du « Vieux » (Feu Félix Houphouët Boigny) pour ce pays. Pour le bien de la Côte d’Ivoire, M. Laurent Gbagbo s’il me lit, a l’impérieux devoir (et non la faculté) de se montrer un peu plus ambitieux et plus opportuniste afin qu’au sortir de cette période que l’on qualifie de « beaux jours du pétrole », la Côte d’Ivoire trouve les leviers nécessaires pour rebondir. C’est encore lui le Président de ce pays, et personne d’autre ne peut faire de tels choix d’audace, d’opportunisme et d’ambition à sa place.

Alors M. le Président, faites-le pour notre bien à tous! Qui sait, l'indépendance économique que vous avez souhaitée tant pour ce pays, passera peut-être par une importante manne financière tirée "des beaux jours du pétrole". Ne pas se montrer un peu plus opportuniste maintenant nous laissera forcément beaucoup de regrets et j'ai presque envie de dire que si la Côte d'Ivoire manque ce "virage pétrolier" alors que vous êtes un Président qui a réussi à garder l'essentiel de ses pouvoirs et prérogatives en dépit de cette longue crise politique, alors vous en porterez une responsabilité historique./.
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